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Cervicales, cou et épaules

Douleurs aux cervicales et au cou : causes, signes d’alerte et poste de travail

En bref. Une douleur aux cervicales, que les médecins appellent cervicalgie, est une douleur située à l’arrière du cou. Elle est très fréquente : selon l’Assurance Maladie, environ deux tiers de la population française serait concernée par un épisode douloureux du cou au cours de sa vie. Le plus souvent, elle disparaît en quelques jours ou en quelques semaines, et elle tient à une mauvaise posture, à l’arthrose, plus rarement à un traumatisme. Certains signes demandent toutefois un avis médical rapide, et le poste de travail, surtout devant un ordinateur portable, joue un rôle qu’on peut corriger. Cette page fait le point, sans promesse de soulagement.

Un homme assis devant un ordinateur portable, la main sur la nuque, des lunettes à la main
Le cou est sollicité en permanence : il maintient la tête et assure tous ses mouvements.

Ce qu’est une cervicalgie

La cervicalgie est une douleur de l’arrière du cou, qui naît dans l’un de ses éléments : muscles, tendons, ligaments, nerfs. Elle gêne les mouvements de la tête et irradie souvent vers les épaules. Quand la douleur gagne l’épaule et le bras, on parle de névralgie cervicobrachiale. Le rachis cervical compte sept vertèbres, très mobiles, et des muscles qui maintiennent la tête et accompagnent le regard : c’est ce qui explique que le cou soit si souvent sollicité.

L’Assurance Maladie distingue trois grandes familles. Les cervicalgies communes, sans traumatisme ni maladie à l’origine, sont de loin les plus fréquentes : environ une personne sur cinq a eu un épisode de plus de 30 jours dans l’année écoulée. Parmi elles, les cervicalgies posturales du jeune adulte sont favorisées par des attitudes prolongées en flexion, souvent liées à une posture inadaptée au travail ou pendant les loisirs ; la douleur touche l’arrière du cou et irradie vers le milieu du dos et les épaules, et le cou garde sa mobilité. Le torticolis, lui, débute brutalement, souvent la nuit, avec une contracture musculaire qui fige la tête en flexion et en rotation. Viennent ensuite les cervicalgies après un traumatisme (« coup du lapin ») et, plus rarement, celles qui révèlent une maladie inflammatoire, infectieuse ou une tumeur.

Une femme se tenant la nuque des deux mains, grimaçante
Le torticolis débute souvent la nuit, après un mouvement brusque ou une mauvaise position.

Quels signes accompagnent la douleur

Selon l’Assurance Maladie, la douleur peut s’accompagner de maux de tête plutôt postérieurs, de sensations vertigineuses, d’une contracture des muscles du cou et d’une fatigabilité accrue. Deux formes méritent d’être connues : la névralgie cervicobrachiale, douleur vive d’un seul côté du cou qui irradie dans l’épaule et le bras du même côté, due à l’irritation d’une racine nerveuse (le plus souvent par de l’arthrose, plus rarement par une hernie discale), et la névralgie d’Arnold, douleur d’un seul côté qui monte vers l’arrière du crâne. L’une comme l’autre doivent amener à consulter pour en déterminer la cause.

Quand consulter

L’Assurance Maladie distingue plusieurs niveaux.

Vous pouvez surveiller votre état si les douleurs sont modérées depuis quelques jours, sans autre symptôme, et que vous poursuivez vos activités : appliquez les conseils pratiques ci-dessous et contactez votre médecin traitant en cas de doute.

Consultez votre médecin traitant dans les jours qui viennent si :

  • la douleur ne s’estompe pas malgré les antalgiques, ou s’aggrave ;
  • un torticolis dure plus de huit jours ;
  • la douleur descend dans un bras (névralgie cervicobrachiale) ;
  • les épisodes douloureux reviennent souvent et n’ont jamais fait l’objet d’un bilan.

Consultez dans la journée si vous ressentez :

  • une lourdeur ou des fourmillements dans un bras, une maladresse d’une main ;
  • une douleur du cou qui ne cède pas la nuit et vous réveille ;
  • une douleur apparue juste après un traumatisme bénin (chute de sa hauteur) ;
  • ou si c’est un enfant qui a mal au cou.

Appelez le 15 ou le 112 en cas de douleur soudaine du cou avec fièvre, maux de tête, vomissements, frissons et gêne à la lumière ; de douleur violente avec malaise (sueurs, faiblesse, vertiges, pâleur) ; de douleur violente avec troubles de la parole ou de la vue, paralysie ou difficulté à marcher ; de fièvre avec difficulté à avaler et à respirer ; ou après un traumatisme important du cou.

Ce que recommande l’Assurance Maladie au quotidien

Pour une cervicalgie commune, en l’absence de motif de consultation urgente, l’Assurance Maladie conseille de modifier ses habitudes :

  • continuer ses activités en les adaptant, et choisir les positions qui font le moins mal ;
  • éviter les attitudes figées trop longtemps et les mouvements brusques ;
  • maintenir une activité physique, même minime : selon l’Assurance Maladie, la reprise d’une activité physique adaptée est la meilleure garantie d’une guérison rapide ;
  • vérifier que la literie (matelas, oreiller) convient à sa morphologie, et éviter de dormir à plat ventre ou avec un traversin ;
  • penser à la relaxation quand le stress aggrave la douleur.

Côté médicaments, elle indique que le paracétamol est à utiliser en priorité et que les anti-inflammatoires non stéroïdiens restent une alternative en cas de contre-indication, sans dépasser cinq jours, en demandant conseil au pharmacien. Nous ne recommandons aucun médicament.

Une femme en posture d'étirement au sol, sur un tapis de yoga rose
Rester actif : l’Assurance Maladie recommande une activité adaptée, sans imposer d’exercice précis.

Le poste de travail : ce que dit l’INRS

C’est la partie sur laquelle on peut agir. L’INRS décrit une posture de moindre inconfort où la tête reste droite ou très légèrement fléchie, le haut de l’écran se trouvant à hauteur des yeux ou juste en dessous, à 50 à 70 cm environ. L’utilisation prolongée d’un ordinateur portable est jugée inadaptée, puisque l’écran est solidaire du clavier : l’INRS conseille de le relier à un écran, un clavier et un dispositif de pointage externes, ou à défaut de rehausser le portable pour que le haut de l’écran soit à hauteur des yeux, avec clavier et souris déportés. Avec plusieurs écrans, l’écran le plus consulté se place face à soi, et un appui-nuque est jugé nécessaire quand les écrans sont à des niveaux différents ou en cas de douleurs cervicales. L’INRS recommande aussi des pauses régulières, l’alternance des postures et, en cas de plainte à l’épaule, de ne pas placer la souris à côté du clavier mais entre le clavier et soi.

Pour mettre cela en pratique, voir notre page sur le support d’ordinateur portable, notre guide du fauteuil ergonomique et notre comparatif des souris verticales. Un baume sur la nuque n’est pas anodin : la peau du cou est plus fine, voir notre page baume du tigre.

Un homme assis à son bureau, les bras levés pour s'étirer, photo en noir et blanc
Se lever, s’étirer : les pauses font partie de la prévention.

Ce qui a été retiré de l’ancienne page

La version de 2019 proposait des exercices d’étirement du cou, un hamac d’étirement cervical et plusieurs accessoires de bureau de l’ancienne boutique. Nous ne reprenons pas les exercices (aucune source officielle consultée ne les détaille) et nous ne recommandons pas le hamac : l’Assurance Maladie conseille de rester actif et de consulter en cas de douleur persistante. Les photos d’origine sont conservées ci-dessous à titre d’archive ; ces produits ne sont plus vendus sur le site.

Souris verticale noire tenue dans une main
Souris verticale (archive).
Repose-poignet noir sur billes, avec schéma de la main
Repose-poignet sur billes (archive).
Support d'avant-bras fixé au bureau
Support d’avant-bras (archive).
Deux mains sur un clavier avec un repose-poignet en cuir
Repose-poignet de clavier (archive).
Une femme allongée avec un dispositif d'étirement du cou
Hamac d’étirement (archive).

Pour qui, et à quelles conditions

Cette page s’adresse à des adultes dont la douleur du cou est courante et liée à leur posture. Elle ne s’applique pas à un cou douloureux après un choc important, avec fièvre ou avec des signes neurologiques : voir plus haut « Quand consulter ». Chez l’enfant, un avis médical est recommandé dès que la douleur du cou apparaît.

Notre méthode

Cette page s’appuie sur les trois pages « Cervicalgie » de l’Assurance Maladie (mises à jour le 9 octobre 2025) et sur les consignes de l’INRS pour le travail sur écran. Nous ne sommes pas professionnels de santé et nous n’avons testé aucun produit pour cet article. La version précédente de la page, datée de 2019, parlait de « notre boutique », promettait de soulager la douleur et vantait un hamac cervical : tout cela a été retiré.

Questions fréquentes

Combien de temps dure une cervicalgie ?

Le plus souvent quelques jours ou semaines selon l’Assurance Maladie ; elle devient chronique au-delà de six mois.

Quelle est la différence avec un torticolis ?

Le torticolis est une contracture brutale d’un ou plusieurs muscles du cou, qui fige la tête ; c’est l’une des formes de cervicalgie commune.

Faut-il rester au repos ?

Non : l’Assurance Maladie recommande de continuer ses activités en les adaptant et de maintenir une activité physique, même minime.

Mon écran d'ordinateur peut-il être en cause ?

La posture au poste de travail est citée parmi les facteurs de cervicalgie ; l’INRS recommande l’écran à hauteur des yeux et, pour un portable, un écran, un clavier et une souris externes.

Peut-on mettre un baume du tigre sur la nuque ?

La peau du cou est plus fine : voir notre page baume du tigre avant de l’utiliser.

Quand appeler le 15 ?

Notamment en cas de douleur soudaine du cou avec fièvre, maux de tête, vomissements et gêne à la lumière, ou de troubles de la parole, de la vue ou de paralysie.

Sources

Cette page est informative et ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé.

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